17 Jul
[video]http://www.youtube.com/watch?v=h3cHX9wvGtk[/video]
毛头小伙子有机会独立以低成本拍剧情片,再赶上他是法国人,而那段时间法国又在热腾“新浪潮”,所以克劳德·勒鲁什(Claude Lelouch)经常被误认为是“新浪潮”干将之一。
其实,他开始拍电影的时候,“新浪潮”已经到了后期。更重要的原因是,这个人太贪玩了,趣味至上,跟动辄进行形而上深邃思考的“新浪潮”们实在不是一路人。
譬如这部《约会》(C’était un rendez-vous)。
一个男人,与心爱的女人约好在巴黎市区北端的圣心大教堂前见面,但现在他却在巴黎南端的太子妃门(Porte Dauphine),热恋驱使下,他能以多快的速度赶到?
1976年8月的一个清晨,勒鲁什把摄像机绑在一部车上,飞速横穿巴黎市区,在F1赛车的马达轰鸣声中,掠过红灯无数。
从蒙马特上的圣心大教堂到太子妃门,Google Map上给出的行车路线跟勒鲁什当年的路线基本相同,距离是11.3公里,用时18分钟。但这恰恰把勒鲁什的起点和终点对调了,要从太子妃门到圣心大教堂,Google Map的建议路线是16.9公里。莫非勒鲁什全程逆行?
这11.3公里路程,勒鲁什只用了7分多钟,整部短片也只不过用了9分钟,一个镜头从头到尾。
1978年,这部片子做了小规模公开放映,勒鲁什马上就被逮捕。
《约会》也一直被禁,直到2003年5月30日DVD发行。
近20年来,关于这部短片,一直有很多传言:
勒鲁什被捕后,声称已经采取了尽量多的安全措施,包括请一位F1赛车手来开车,但他一直拒绝透露这位车手的名字;
当时据说有3个人在车上,勒鲁什是其中之一;
之所以要开得这么疯狂,是因为按照当时的技术,一个镜头只能拍摄10分钟,所以必须在10分钟内完事;
勒鲁什构思了特殊的防震技术,以使得整个高速行驶的过程中,画面不至于因为震动而无法辨认;
关于短片到底是在什么车上拍摄的,一直以来也众说纷纭。到底他用的是不是传奇跑车法拉利275GTB?
有人计算过,他全程的最高时速没有超过140公里,任何一部房车都能达到;另外却有人用更精密的算法,计算出最高时速超过了220公里——非顶级赛车不可。有人据此展开想象,说那部给他带来戛纳金棕榈和奥斯卡最佳外语片大奖的《男人与女人》,发行良好,使他买得起法拉利275GTB。这种说法最不靠谱的地方是,《男人与女人》是1966年的片子,而《约会》拍于1976年。
据说,勒鲁什今年3月在官方网站上公布的真相是:开车的是他本人,用的也只是他的奔驰房车,跑车轰鸣声是后期为了壮声势而添加上去的。我在他的官方网站上找了一下,法文不灵光,没找到这条消息。
想起之前闹得挺热的什么北京飙车族,那帮小孩知道什么是最酷的玩法吗?还“二环十三”呢。
《车是这样飙的》有4条回应
没有质的区别啦。都得事先背熟路线,“十三郎”飑二环只是省却了背路线,但车流量肯定比早上的巴黎市区大,难度并不低。
只不过勒鲁什快四十还可以这么搞,够牛掰。
"C’était un rendez-vous" toujours culte !20 mars 2006
"C’était un Rendez-Vous", court métrage réalisé en 1976 en plan séquence par Claude Lelouch, parait susciter de très nombreuses interrogations suite à la diffusion grandissante du film sur le net, que certains d’entre vous découvrent et que d’autres redécouvrent avec plaisir …Qui était au volant ? de quelle marque était la voiture ? les rues étaient-elles bloquées ? … En somme, comment a été préparé et dans quelles conditions le film a pu être réalisé… Voici les réponses à vos questions…
Préparation du célèbre plan-séquence…
Dans quelles circonstances avez-vous entrepris "C’était un rendez-vous" ?Je venais d’achever le tournage de "Si c’était à refaire". Quand un film se termine, on effectue les "rendus". J’ai donc demandé à mon régisseur quel métrage de pellicule il nous restait. Après inventaire, nous avions pas mal de chutes, entre 3000 et 4000 mètres au total. Beaucoup de petits rouleaux de 30 ou 50 mètres, mais aussi un magasin de 300 mètres, qu’il était prévu de rendre. Moi, j’avais envie de faire un court métrage que nous aurions placé en première partie du film. Depuis longtemps je voulais raconter l’histoire d’un type en retard à un rendez vous qui commet plein d’infractions pour arriver à l’heure. Pour moi , être à l’heure est une obsession. Je suis capable de prendre des risques inouïs pour ne pas être en retard. J’ai suggéré à mon opérateur Jacques Lefrançois, l’idée d’un plan-séquence, la caméra accompagnant un type qui a rendez-vous à Montmartre avec une fille. Comme il est à la bourre, il traverse Paris à toute allure, en grillant les stops et les feux rouges.
Dans le film, le conducteur prend-il le chemin le plus direct ? Si un Parisien veut aller de l’avenue Foch à Montmartre, il n’est pas obligé de passer par les guichets du Louvre…Il va prendre l’avenue de Wagram, bien sûr. Mais, Mous vous en doutez, je voulais en même temps proposer une sorte de reportage. Mon problème était d’élaborer un plan qui n’excède pas dix minutes et qui trouve son intérêt à la toute fin avec la fille qui arrive sur les marches.J’ai réfléchi au projet. J’ai demandé à Elie Chouraqui, mon assistant à l’époque, de voir quelles autorisations il nous faudrait obtenir. Nous nous sommes vite rendu compte qu’un plan comme celui-ci nécessitait de bloquer tout Paris. Ce n’était même pas la peine de demander nous n’étions pas prêts à mettre en œuvre les moyens d’un long métrage pour réaliser un court. J’ai interrogé un cascadeur : « Si je filme très tôt, qu’est-ce que je risque en grillant les feux rouges ? » Il m’a expliqué que c’était de deux choses l’une. En arrivant à un feu rouge, s’il n’y a personne dans le champ de vision, le risque n’est pas bien grand de passer en force : il faudrait qu’au même moment, un même cinglé déboule à la même vitesse. Et s’il y a quelqu’un dans le champ de vision, il est toujours possible de freiner. Je suis donc parti du postulat que si je roule vite et que je ne vois rien, c’est qu’il n’y a rien … Le seul inconvénient majeure c’étaient les guichets du Louvre. Ils me faisaient peur à cause de leur absence de visibilité. Pour le tournage, j’ai demandé à Chouraqui de s’y installer avec un talkie-walkie et de me prévenir au moment où j’arrivais. S’il ne me disait rien, c’est que tout allait bien. C’est la seule véritable précaution que j’ai prise. Pour la beauté du film, il fallait vraiment que je ne m’arrête pas. Que je stoppe à un feu rouge, et le film disparaissait. Il y avait d’ailleurs neuf chances sur dix pour que nous n’arrivions pas au bout.
La caméra est fixée à la calandre de la Mercedes. Comment la voiture était-elle équipée ?Nous avons accroché la caméra sur le pare-chocs de la voiture, une 6,9 litres Mercedes. A l’intérieur nous étions trois, attachés comme des mulets : moi-même au volant, mon chef machino, et mon chef opérateur pour éventuellement changer le diaphragme. Au dernier moment, il a fallu régler un diapo moyen. L’image devait être au ras du sol pour être encore plus spectaculaire. Nous sommes en plein mois d’août. Bien sûr, nous avions décidé de sacrifier le film et de tout arrêter au premier danger. Nous roulions vraiment vite.
Quand vous dites "Nous roulions vite" vous parlez de quelle vitesse ?La montée de l’avenue Foch, entre 150 et 180 km/h. Les Champs-Élysées à 130 à 150 avec une pointe à 160 km/h au niveau de Franklin Roosevelt. Puis jusqu’à la Concorde, comme c’était bien dégagé, j’ai dû monter à 200 km/h. J’ai pris la place de la Concorde à 150. Sur les quais, j’ai franchi les 200 km/h. J’ai pris les guichets presque normalement, c’est-à-dire à 80 ou 90 km/h. Comme Chouraqui ne m’appelait pas, je suis passé sous les guichets à fond, 100 km/h, car le passage est tout de même assez étroit. Je ne savais pas que le talkie de Chouraqui était en panne ! Je ne l’ai su que le tournage terminé. Puis j’ai remonté l’avenue de l’Opéra. Le carrefour était bloqué par un bus. Pour éviter de ralentir, j’ai dû passer de l’autre côté de la chaussée, des voitures venant en sens inverse. Place de I’Opéra, pas de problème ! J’ai ensuite pris la rue de la Chaussée-d’Antin vers Clichy. Je suis tombé sur des camions-poubelles que je n’ai pu dépasser qu’en montant sur le trottoir. Je croyais ne plus avoir de problèmes. Mais en arrivant rue Lepic, j’ai été bloqué par un type qui livrait. J’ai pris de l’autre côté, vers le paumant Palace, en destruction à l’époque. J’ai remonté l’avenue Rocquencourt, ce qui me rallongeait énormément. Je ne savais pas s’il allait me rester suffisamment de pellicule. J’ai donc pris des rues en sens unique pour arriver à Montmartre dans les temps …
Vous aviez effectué des repérages ?J’avais fait le parcours une fois, lentement, pour bien déterminer les passages. Je disposais de l’équivalent de 9-10 minutes de pellicule ! Il me restait 15 secondes pour couper le moteur descendre de voiture et prendre la fille dans mes bras. Nous avions convenu que lorsque je klaxonnerais elle monterait deux marches, pénétrant ainsi dans le champ. Le plan-séquence ne pouvait être réussi que sur ces dernières secondes. Je m’étais dit que si je ne réussissais pas la première prise, je ne recommencerais pas. Par superstition. Si le miracle devait avoir lieu, il aurait lieu … Et il a eu lieu. En forçant quand même le destin, puisque nous avons grillé dix-huit feux rouges.
Comment expliquez-vous la notoriété de ce court métrage, qui est devenu un film culte, ce qui est plus que rare peur un film court…J’ai montré le film un peu partout. Il n’a pas toujours été très bien accueilli compte tenu de son manque de sens civique flagrant, ce que je ne saurais contester. Mais il a aussi ses fana. Quand j’ai montré le film pour la première fois à Los Angeles, où le non-respect des règles de conduite est toujours fortement sanctionné, le triomphe s’est mêlé à d’incroyables sifflets. "C’était un rendez-vous" a toujours suscité la polémique, mais il montre aussi tout ce qu’on aime dans le cinéma. Comme j’aime le cinéma plus que la loi … Je savais que je tenais un morceau de bravoure. Je me disais, en toute modestie, qu’il y avait là la possibilité de faire l’un des plus beaux plans de l’histoire du cinéma. Les plans-séquences de dix minutes sont rares, en raison de l’étroitesse du magasin de la caméra. Même Hitchcock dans "La Corde" a anticipé ses changements de pellicule.
Vous avez repris ce principe de courses sous différentes formes.Dans "Un homme et une femme : vingt ans déjà" , mais c’était sur un circuit, tout comme dans "Partir Revenir". Pour "Le Chat et la Souris", réalisé quelque temps plus tôt, nous avions expérimenté la chose. Mais le tournage était bétonné avec des flics devant et derrière. Pour "C’était un rendez-vous", nous avons fait un truc de voyou.
Qu’est-ce que vous risquiez ?D’abord, un accident ! Ensuite, les conséquences d’un tournage sans autorisation. Enfin un retrait de permis de conduire. Le film est beau par sa prise de risque. S’il a eu autant de succès et qu’il prête tant à discussion, c’est qu’il est risqué.
Vous aimez les courts métrages ?D’une certaine façon, il est plus difficile de faire un court qu’un long. Economiquement c’est un cauchemar. Artistiquement, il faut être dans l’essentiel. Quand on regarde un court métrage, on sait tout de suite si son signataire a de l’avenir dans le cinéma. Quand j’ai vu le court métrage de Xavier Giannoli par exemple, j’ai su qu’il s’agissait d’un vrai metteur en scène.
Entretien réalisé parYves Alion et Jean Ollé-Laprunepour le livre "Claude Lelouch, mode d’emploi"
La caméra est fixée à la calandre de la Mercedes. Comment la voiture était-elle équipée ?
Nous avons accroché la caméra sur le pare-chocs de la voiture, une 6,9 litres Mercedes. A l’intérieur nous étions trois, attachés comme des mulets : moi-même au volant, mon chef machino, et mon chef opérateur pour éventuellement changer le diaphragme. Au dernier moment, il a fallu régler un diapo moyen. L’image devait être au ras du sol pour être encore plus spectaculaire. Nous sommes en plein mois d’août. Bien sûr, nous avions décidé de sacrifier le film et de tout arrêter au premier danger. Nous roulions vraiment vite.
大略看了一下,好像没看出他提到房车啊?不过6,9 litres Mercedes可能就是房车吧。至于速度:
Quand vous dites "Nous roulions vite" vous parlez de quelle vitesse ?La montée de l’avenue Foch, entre 150 et 180 km/h. Les Champs-Élysées à 130 à 150 avec une pointe à 160 km/h au niveau de Franklin Roosevelt. Puis jusqu’à la Concorde, comme c’était bien dégagé, j’ai dû monter à 200 km/h. J’ai pris la place de la Concorde à 150. Sur les quais, j’ai franchi les 200 km/h. J’ai pris les guichets presque normalement, c’est-à-dire à 80 ou 90 km/h. Comme Chouraqui ne m’appelait pas, je suis passé sous les guichets à fond, 100 km/h, car le passage est tout de même assez étroit. Je ne savais pas que le talkie de Chouraqui était en panne ! Je ne l’ai su que le tournage terminé. Puis j’ai remonté l’avenue de l’Opéra. Le carrefour était bloqué par un bus. Pour éviter de ralentir, j’ai dû passer de l’autre côté de la chaussée, des voitures venant en sens inverse. Place de I’Opéra, pas de problème ! J’ai ensuite pris la rue de la Chaussée-d’Antin vers Clichy. Je suis tombé sur des camions-poubelles que je n’ai pu dépasser qu’en montant sur le trottoir. Je croyais ne plus avoir de problèmes. Mais en arrivant rue Lepic, j’ai été bloqué par un type qui livrait. J’ai pris de l’autre côté, vers le paumant Palace, en destruction à l’époque. J’ai remonté l’avenue Rocquencourt, ce qui me rallongeait énormément. Je ne savais pas s’il allait me rester suffisamment de pellicule. J’ai donc pris des rues en sens unique pour arriver à Montmartre dans les temps …
By Google Translate.“It was an appointment " always worship! March 20, 2006 “It was an Appointment ", short film carried out in 1976 in sequence shot by Claude Lelouch, appears to cause very many interrogations following the diffusion growing of film on the Net, that some among you discover and that others rediscover with pleasure… Which was at the wheel? of which mark was the car? the streets were they blocked? … All in all, how was prepared and under which conditions the film could be carried out… Here answers to your questions… Preparation of the famous sequence shot… In which circumstances you did undertake “It was an appointment "? I had just completed the turning of “If were to be remade”. When a film finishes, one carries out “returned”. I thus asked my manager which measuring of film it remained us. After inventory, we did not have falls badly, between 3000 and 4000 meters on the whole. Many small rollers of 30 or 50 meters, but also a store of 300 meters, which it was envisaged to return. Me, I wanted to make a short film which we would have placed in first part of film. For a long time I wanted to tell the history of a late type with one return which makes full with infringements to arrive per hour. For me, being per hour is an obsession. I am able to take amazing risks not to be late. I suggested with my operator Jacques Lefrançois, the idea of a sequence shot, the camera accompanying a type which has go to Montmartre with a girl. As it is with flock, it crosses Paris to any pace, by roasting the stops and the red lights. In does film, the driver take the most direct way? If Parisian wants to go from the Foch avenue to Montmartre, it is not obliged to pass by the counters of Louvre… It will take the avenue of Wagram, of course. But, Mous doubt to you it, I wanted to propose a kind of report at the same time. My problem was to work out a plan which does not exceed ten minutes and which finds its interest at the any end with the girl who arrives on the steps. I thought of the project. I asked Elie Chouraqui, my assistant at the time, to see which authorizations it would be necessary for us to obtain. We quickly realized that a plan as this one required to block any Paris. It was not the sorrow to even require we were not ready to implement the means of a full-length film to carry out a court. I questioned a stuntman: “If I film very early, what I do risk by roasting the red lights? ” It explained me that it was of two things one. While arriving at a red light, if there is nobody in the field of vision, the risk is not quite great to pass in force: it would be necessary that for the same moment, the same nut déboule at the same speed. And if there is somebody in the field of vision, it is always possible to slow down. I thus left the postulate that if I roll quickly and that I do not see anything, it is that there is nothing… the only disadvantage major they were the counters of Louvre. They frightened me because of their absence of visibility. For turning, I asked Chouraqui to settle with a walkie-talkie and to prevent me there at the time when I arrived. If he did not say anything to me, it is that all was well. It is the only true precaution which I took. For the beauty of film, it was necessary really that I do not stop. That I stop with a red light, and the film disappeared. There were nine chances besides out of ten so that we do not arrive at the end. The camera is fixed at the grill of Mercedes. How the car was equipped? We hung the camera on the bumper of the car, one 6,9 Mercedes liters. Inside we were three, attached like mules: myself at the wheel, my machino boss, and my operator boss for if required changing the diaphragm. For the last moment, it was necessary to regulate a slide means. The image was to be with the short-nap cloth of the ground to be even more spectacular. We are in full August. Of course, we had decided to sacrifice film and all to stop with the first danger. We rolled really quickly. When you say “We rolled quickly” you speak which speed? Rise of the Foch avenue, between 150 and 180 km/h. Fields-Élysées with 130 to 150 with a point to 160 km/h on the level of Franklin Roosevelt. Then until the Harmony, as it was well released, I had to go up to 200 km/h. I took the place of the Harmony with 150. On the quays, I crossed 200 km/h. I took the counters almost normally, i.e. to 80 or 90 km/h. As Chouraqui did not call me, I passed under the counters at bottom, 100 km/h, because the passage is rather narrow all the same. I did not know that the talkie of Chouraqui was broken down! I knew it only finished turning. Then I went up the avenue of the Opera. The crossroads was blocked by a bus. To avoid slowing down, I had to pass on other side of the roadway, of the cars coming in opposite direction. Place of I’ Operated, not problem! I then took the street of the Roadway-D’ Antin towards Clichy. I fell on truck-dustbins which I could exceed only while going up on the pavement. I believed more not to have problems. But while arriving street Lepic, I was blocked by a type which delivered. I took other side, towards paumant Palace, in destruction at the time. I went up the Rocquencourt avenue, which lengthened me enormously. I did not know if it were going to sufficient remain me film. I thus took streets in single direction to arrive at Montmartre in times… You had carried out locations? I had made the course once, slowly, for determining the passages well. I had the equivalent of 9-10 minutes of film! There remained to me 15 seconds to cut the engine to get out of car and to take the girl in my arms. We had agreed that when I would hoot it would assemble two steps, thus penetrating in the field. The sequence shot could be successful only over these last seconds. I had said myself that if I did not make a success of the first catch, I would not start again. By superstition. If the miracle were to take place, it would take place… And it took place. By forcing nevertheless the destiny, since we roasted eighteen red lights. How you explain the notoriety of this short film, which became a film worship, which is more than rare fear a short film… I showed film a little everywhere. It very well was not always accomodated taking into account its lack of obvious civic direction, which I could not dispute. But it also has its faded. When I showed film for the first time in Los Angeles, where the non-observance of the codes of conduct is always strongly sanctioned, the triumph was involved in incredible whistles. “It was an appointment " always caused the polemic, but it shows also all that one likes in the cinema. As I like the cinema more than the law… I knew that I held a purple passage. I thought, in all modesty, that there was the possibility of doing one of the most beautiful plans of the history of the cinema. The ten minute old sequence shots are rare, because of the narrowness of the store of the camera. Even Hitchcock in “the Cord” anticipated his changes of film. You took again this principle of races in various forms. In “a man and a woman: twenty years already”, but it was on a circuit, just like in “Leaving To return”. For “the Cat and the Mouse”, carried out some time earlier, we had tried out the thing. But turning was concreted with cops in front of and behind. For “It was an appointment ", we made a trick of hooligan. What did you risk? Initially, an accident! Then, consequences of a turning without authorization. Finally a withdrawal of driving licence. The film is beautiful by its taking risk. If it had as many success and that it lends so much to discussion, it is that it is risky. You like the short films? In a certain way, it is more difficult to make a court than a length. Economically it is a nightmare. Artistically, it is necessary to be in essence. When a short film is looked at, it is known immediately if its signatory has future in the cinema. When I saw the short film of Xavier Giannoli for example, I knew that it was about a true director. Maintenance carried out parYves Alion and Jean Ollé-Laprunepour the book “Claude Lelouch, instructions”
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